Un collège international d’excellence
Au service du multilatéralisme et de la paix.
Le GIMHRF s’appuie sur un collège international d’experts de très haut niveau, composé de praticiens séniors ayant exercé des responsabilités effectives au sein des institutions multilatérales, diplomatiques, académiques et normatives internationales. Plus qu’un réseau d’intervenants, ce collège constitue une architecture stratégique de transmission des savoirs, des méthodes et des pratiques issues du cœur même de la gouvernance mondiale.
Le collège réunit notamment
- d’anciens hauts responsables du système des Nations Unies ;
- des anciens chefs de division du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) ;
- des rapporteurs spéciaux et experts indépendants des mécanismes onusiens ;
- des diplomates de carrière, anciens ambassadeurs et responsables institutionnels ;
- des universitaires, juristes et spécialistes de la gouvernance internationale ;
- des experts des questions religieuses, du dialogue interconvictionnel, de l’irénologie et de la prévention des radicalismes.
Une expertise opérationnelle, pas théorique
Cette expertise collective permet au GIMHRF de proposer une approche fondée non sur une transmission théorique abstraite, mais sur l’expérience opérationnelle des négociations internationales, des mécanismes de protection des droits humains, de la médiation, de la diplomatie multilatérale et de la gestion des crises contemporaines.
Une approche interdisciplinaire
Le collège des experts du GIMHRF se distingue également par sa dimension interdisciplinaire. Il articule droit international, diplomatie, gouvernance éthique, sciences religieuses, philosophie politique, prévention des conflits et leadership stratégique dans une même dynamique de formation et de réflexion appliquée.
Un réseau de femmes leaders
L’Institut mobilise également un réseau de femmes leaders de stature internationale (diplomates, expertes des Nations Unies, universitaires et personnalités engagées dans la défense des droits humains et la diplomatie éthique) dont l’expertise constitue un pilier majeur de son approche du leadership responsable et de la gouvernance inclusive.
Par cette concentration rare d’expertises opérationnelles et normatives, le GIMHRF construit un espace unique de dialogue, de transmission stratégique et de production de compétences destiné à accompagner les acteurs institutionnels, diplomatiques, académiques et confessionnels face aux défis contemporains du multilatéralisme et de la paix.
Noms
- Élodie Tranchez est docteure en droit international et codirectrice de Geneva Institute for Multilateralism, Human Rights and Faith. Ancienne fonctionnaire du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (OHCHR), elle enseigne depuis plusieurs années à l’UNITAR et à Webster University Geneva. Ses travaux portent principalement sur le droit international public, le droit international humanitaire, les droits humains et les mécanismes conventionnels de l’ONU. Elle est l’auteure de plusieurs publications en droit international et droits humains, parmi lesquelles Tyrannicide and International Law: Can They Possibly Coexist? (2018), The Quest for a Non-Conflictual Coexistence of International Human Rights Law and Humanitarian Law (coécrit avec Jean d’Aspremont), ainsi que L’État de droit et la démocratie dans les accords euro-méditerranéens. Son dernier article, When the Host Turns Hostile: Moving UN Headquarters to Save Multilateralism?, coécrit avec la professeure Elvira Domínguez-Redondo, analyse les enjeux juridiques et institutionnels d’une éventuelle relocalisation du siège de l’ONU face aux défis contemporains du multilatéralisme.
- Boumédiène Benyahia est islamologue, irénologue, linguiste et expert international en droits humains, diplomatie spirituelle et gouvernance de la paix. Il est codirecteur du Geneva Institute for Multilateralism, Human Rights and Faith (GIMHRF), institut établi à Genève et dédié au transfert stratégique d’expertise multilatérale, aux droits humains, à la diplomatie de la foi et à la prévention des conflits. Collaborateur de l’Observatory on Human Rights at the United Nations du Human Rights Research and Education Centre de l’Université d’Ottawa, il développe depuis plus de quinze ans une recherche interdisciplinaire à la croisée de l’islamologie, des sciences des religions, de la philosophie du droit, de l’éthique, des études sur la paix et de la gouvernance internationale. Praticien du cadre Faith for Rights du Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme, il accompagne institutions publiques, organisations internationales, universités, leaders religieux et acteurs de la société civile sur les questions de liberté de religion ou de conviction, de prévention des radicalismes, de dialogue interconvictionnel, de cohésion sociale et d’ingénierie de la paix civile. Professeur honoraire de pratique, docteur honoris causa en Gouvernance de la Paix et lauréat du Mahatma Gandhi Peace Award 2025, il intervient régulièrement dans des programmes académiques et internationaux consacrés aux droits humains, à la médiation, au dialogue interculturel et à la gouvernance éthique. Auteur, chercheur et conférencier, il est notamment l’auteur des ouvrages Les Penseurs de l’Islam, Avicenne, Al-Ghazali, Averroès et Ibn Arabi (Frémeaux & Associé, 2025) et coauteur, avec Kahina Bahloul, de Cheminer vers soi avec Dieu. Guide pratique de spiritualité musulmane (Madian Éd., 2025). Ses travaux portent sur les relations entre spiritualité, paix, droits humains et gouvernance mondiale. Parmi ses publications et essais marquants figurent “Manifesto for the Recognition of the Ontological Right to Peace” (IAJMARR, 2025), plaidoyer pour la reconnaissance de la paix comme droit fondamental de la personne humaine ; “Lecture métaphysique du récit d’Adam : les causes du malheur. ” (Academia, 2021) ; La Paix au-dessus de nos têtes (Medium, 2025), réflexion sur les fondements philosophiques et juridiques d’une culture universelle de la paix ; “Résistance spirituelle à la guerre : Abdelkader, Gandhi et Mandela” (Medium, 2025), étude comparée des ressources éthiques et spirituelles de la non-violence et de la dignité humaine dans les parcours de trois grandes figures de l’histoire universelle ; “Pour la mémoire, contre l’islamophobie : appel à l’action juridique et politique à l’occasion de la Journée nationale de commémoration de l’attentat de la mosquée de Québec. ” (Observatoire des droits humains à l’ONU, Janvier 2026) ; ainsi que son dernier article “Gorée: What the Sea Cannot Erase” (Geneva Times, 2026), consacré aux enjeux de mémoire, de justice historique et de réconciliation à partir de l’expérience symbolique de l’île de Gorée.
- Michaêl Wiener est juriste international et fonctionnaire du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (OHCHR) depuis 2006. Visiting Fellow au Kellogg College et ancien Senior Fellow au Graduate Institute of International and Development Studies, il est l’un des principaux architectes du programme onusien « Faith for Rights », qui vise à renforcer la coopération entre acteurs religieux et mécanismes internationaux des droits humains. Il est l’auteur de nombreuses publications consacrées aux liens entre religion et droits humains. Il a notamment codirigé, avec Ibrahim Salama et Britta Nicolmann, l’ouvrage Faith in United Nations Human Rights Treaties (2026), qui examine les traités internationaux des droits humains à la lumière des questions religieuses et spirituelles. Il est également coauteur, avec Ibrahim Salama, de ‘Faith for Rights’ in Armed Conflict: Lessons from Practice, une étude sur l’application du cadre « Faith for Rights » dans les contextes de conflit armé. Il est également coauteur, avec le professeur Heiner Bielefeldt, de l’ouvrage de référence Religious Freedom Under Scrutiny (University of Pennsylvania Press, 2020), qui propose une analyse critique des débats contemporains sur la liberté de religion ou de conviction et défend son rôle fondamental dans l’architecture universelle des droits humains. Ses travaux portent plus largement sur la liberté de religion ou de conviction, le Plan d’action de Rabat, le dialogue interreligieux et l’approche fondée sur les droits humains au sein des communautés religieuses.
- Ibrahim Salama est un juriste international, universitaire et expert des droits humains reconnu pour sa contribution majeure au développement du système conventionnel des Nations Unies. Ancien professeur de droit international et diplomate égyptien, il a occupé plusieurs fonctions académiques et gouvernementales avant de rejoindre le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (OHCHR), où il a dirigé pendant de nombreuses années la Division des traités relatifs aux droits de l’homme. À ce titre, il a supervisé les travaux des principaux organes conventionnels des Nations Unies et joué un rôle central dans les réflexions sur leur réforme, leur efficacité et leur universalité. Il est aujourd’hui doyen de la faculté de droit de l’université britannique au Caire et poursuit ses recherches sur le multilatéralisme, le dialogue interculturel, la gouvernance mondiale et les fondements universels des droits humains. Considéré comme l’un des principaux artisans du rapprochement entre les mécanismes internationaux des droits humains et les acteurs religieux, il est à l’origine du programme onusien Faith for Rights, devenu une référence internationale dans la promotion d’un engagement fondé sur les droits humains au sein des communautés religieuses. Ses travaux portent notamment sur les mécanismes internationaux de protection des droits humains, la liberté de religion ou de conviction, les relations entre religion et droits humains, le pluralisme culturel, la prévention des discours de haine et la diplomatie multilatérale. Parmi ses principales publications figurent Faith in United Nations Human Rights Treaties(2026), codirigé avec Michael Wiener et Britta Nicolmann, Reconciling Religion and Human Rights: Faith in Multilateralism (avec Michael Wiener), ‘Faith for Rights’ in Armed Conflict: Lessons from Practice (avec Michael Wiener), ainsi que de nombreuses contributions consacrées à l’universalité des droits humains, à la gouvernance internationale et au dialogue entre traditions religieuses et droit international. Ses travaux font aujourd’hui autorité dans les domaines de la liberté de religion ou de conviction, du multilatéralisme et de l’articulation entre foi, dignité humaine et droits fondamentaux.
- Nahla Haydar est juriste internationale, experte des droits humains et présidente du Comité des Nations Unies pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (CEDAW). Forte de plus de trente ans d’expérience au sein du système des Nations Unies, elle a exercé des responsabilités dans les domaines du développement social, de l’action humanitaire, de la consolidation de la paix, des droits humains et de la coopération internationale. Elle est également commissaire de la Commission internationale des juristes (ICJ) et figure parmi les principales voix internationales sur les droits des femmes, l’égalité de genre et la justice climatique. Parmi ses contributions majeures figurent son rôle de rapporteure de la Recommandation générale n° 37 du CEDAW sur les dimensions de genre de la réduction des risques de catastrophe dans le contexte du changement climatique, devenue une référence internationale sur les liens entre droits des femmes et justice climatique. Elle est également coautrice du chapitre « CEDAW » dans l’ouvrage Faith in United Nations Human Rights Treaties (2026), qui analyse la jurisprudence du Comité CEDAW relative à la religion et aux droits des femmes. Ses travaux portent plus largement sur l’élimination des discriminations à l’égard des femmes, l’accès à la justice, les droits des femmes dans les situations de conflit et l’intégration de l’égalité de genre dans les politiques publiques et les mécanismes internationaux des droits humains.
- Britta Nicolmann est experte en droits humains et fonctionnaire du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (OHCHR), où elle travaille depuis 2018 sur les mécanismes conventionnels des Nations Unies (Human Rights Treaty Bodies). Avant de rejoindre l’ONU, elle a participé à des processus de paix, des initiatives de justice transitionnelle et des programmes de réconciliation dans des contextes de conflit armé au sein du Centre for Humanitarian Dialogue. Elle a également mené des travaux de recherche pour l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) ainsi que pour la Geneva Academy of International Humanitarian Law and Human Rights. Elle est titulaire d’un Executive Master en droit international des conflits armés de la Geneva Academy et d’un Master of Science in Foreign Service de l’Université Georgetown. Ses travaux de recherche portent principalement sur les mécanismes internationaux de protection des droits humains, les organes conventionnels de l’ONU, la liberté de religion ou de conviction, la justice transitionnelle, les processus de paix et les interactions entre religions, droits humains et droit international humanitaire. Parmi ses principales publications figure l’ouvrage collectif Faith in United Nations Human Rights Treaties: Legal and Religious Commentaries for Research and Peer-Learning (2026), qu’elle a codirigé avec Michael Wiener et Ibrahim Salama. Cet ouvrage de référence réunit quarante spécialistes internationaux et analyse les relations entre les traditions religieuses, les droits humains et les mécanismes conventionnels des Nations Unies. Britta Nicolmann y cosigne également le chapitre introductif ainsi que les conclusions générales de l’ouvrage.
- Ameline Nicole est ancienne ministre française, experte internationale des droits des femmes et membre du Comité consultatif du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies ; ancienne présidente du Comité CEDAW des Nations Unies. Elle est l’auteure de plusieurs contributions majeures consacrées aux droits des femmes et à l’égalité de genre dans le cadre des Nations Unies. Elle a notamment coécrit le chapitre CEDAW de l’ouvrage Faith in United Nations Human Rights Treaties (2026), qui analyse la jurisprudence du Comité CEDAW sur les relations entre religion et droits des femmes.
- Kahina Bahloul est chercheuse franco-algérienne en histoire et sciences des religions, islamologue et juriste, Kahina Bahloul est une figure intellectuelle et religieuse engagée en faveur des droits des femmes, du pluralisme et de la promotion d’un islam spirituel. Titulaire d’une thèse consacrée à la dimension juridique de la pensée d’Ibn ʿArabī (m. 1240), elle est cofondatrice et présidente de la Mosquée Fatima ainsi que de la plateforme Parle-moi d’Islam. Ses recherches portent sur l’histoire intellectuelle de l’islam, les transformations contemporaines du discours religieux, les représentations sociales de l’islam dans l’espace public, ainsi que les interactions entre religion, mémoire, médias, citoyenneté et cohésion sociale dans les sociétés européennes contemporaines. Elle s’intéresse particulièrement aux phénomènes de polarisation, aux discours de haine, aux mécanismes de stigmatisation des minorités religieuses et aux conditions favorisant le vivre-ensemble dans les sociétés pluralistes. Spécialiste du droit musulman, de la mystique islamique et de la pensée d’Ibn ʿArabī, elle mobilise cette expertise dans une réflexion plus large sur les rapports entre religion, citoyenneté, droits humains et dialogue interculturel. Elle est l’auteure de Mon islam, ma liberté(Albin Michel, 2021), coautrice de Des Femmes et des Dieux (Les Arènes, 2022) et de Cheminer vers soi avec Dieu, guide pratique de spiritualité musulmane (Madian Éditions, 2025). Parmi ses tribunes les plus remarquées figurent « Émeutes urbaines : où en est-on de son humanité quand il n’y a plus que la violence ? » (Le Monde, 2023), cosignée avec Anne Soupa et Daniela Touati, appelant à restaurer le dialogue, la fraternité et la cohésion sociale face aux fractures de la société française. Elle intervient régulièrement auprès d’institutions universitaires, d’organisations internationales et de médias nationaux et internationaux
- Nicolas Levrat est professeur de droit international et européen à l’Université de Genève, il exerce depuis 2023 le mandat de Rapporteur spécial des Nations Unies sur les questions relatives aux minorités. Il est l’auteur et le directeur de plusieurs ouvrages de référence en droit européen et international. Parmi ses publications marquantes figurent The EU and its Member States’ Joint Participation in International Agreements (2022, coéditeur), Federalism, Decentralisation and Conflict Management in Multicultural Societies, ainsi que de nombreux articles académiques consacrés à la protection des minorités, au fédéralisme, à la gouvernance multiniveaux et à l’intégration européenne. Ses travaux font aujourd’hui autorité dans les domaines des droits des minorités et de la gouvernance démocratique en Europe.